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Maillard-Simplex : 2 - Paul : 0

Ce PH8S fait de la résistance. Il se veut indomptable, pour preuve, alors que je pensais avoir résolu l'énigme de la transmission, les galets de dérailleur ont lâché, s'éparpillant sur la chaussée, y laissant gésir une chaîne presque neuve.

Il n'y aura pas de troisième mi-temps pour cette randonneuse, place à la modernité. J'accepte, non sans frustration, mes limites. Et, quitte à investir de l'argent, je ferai en sorte d'aller à l'essentiel. Le constat est simple : deux randonneuses, aucune transmission fonctionnelle, des étriers de freins Weinmann qui, last but not least, freinent (les patins BBB font des merveilles, même sur des jantes vieilles, usées, déformées, moches vintage), deux sets complets de garde-boue, deux porte-bagages, deux cintres, etc.

Je pars donc d'une feuille blanche, ou plutôt d'un cadre nu. Nu car le Monaco se verra prochainement offrir une opération de chirurgie esthétique. Après force recherches, j'ai finalement trouvé une entreprise capable de fournir un sablage et un thermolaquage à prix compétitif : 55,- € cadre et fourche, couleur RAL au choix, qui dit mieux ?

Pour la transmission, je me console en pensant que c'est une aubaine que cette randonneuse soit équipées de pattes horizontales, la propulsant au titre de candidate idéale pour une transmission planétaire ou train épicycloïdal un moyeu à vitesses intégrées.

Côté freinage, et bien que le manque de puissance et de progressivité des Weinnman ait été résolu, il n'est pas impossible que je m'oriente vers des tambours, les système Nexus de Shimano permettant une intégration complète des éléments de freinage et de transmission.

Bien entendu, de vintage, seule une faible lueur subsistera. Mais, comme je l'ai dit plus tôt (voir mes posts précédents), mes vélos sont faits pour rouler loin et sans ennuis, l'esprit léger. Et comme ces travaux allégeront mon portefeuille, la belle se verra elle aussi allégée : les pièces inutiles finiront dans la baie, me rapportant quelques euros.

La randonneuse sera de retour au printemps prochain, je posterai de temps en temps de nouveaux articles sur l'avancement des travaux.

D'ici là, je vais me concentrer sur deux autres vélos, à découvrir prochainement.

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Une randonneuse

La semaine passée, j’ai eu la chance de pouvoir acquérir un objet convoité de longue date : une randonneuse Peugeot du début des années ‘80. Cette randonneuse Peugeot PH8S de 1983 semble être entièrement d’origine, sauf les pneus, des savonnettes en nylon que je ne risquerai pas d’emmener sur une chaussée humide. À noter les réflecteurs d’époque, surdimensionnés comme le sont potences, cintres et autres fat bikes contemporains. Dérailleurs et leviers « suicide » Simplex, potence Atax, leviers de freins et étriers Weinmann et même les câbles et la guidoline paraissent être d’origine... Bien entendu, l’ensemble nécessite un dégraissage en profondeur, les roues Super Champion méritent -outre de nouveaux pneus dignes de ce nom- un polissage détaillé et je tâcherai de nettoyer la roue libre et graisser les moyeux Maillard. À suivre...