Cela fait quelques temps que je n’ai plus alimenté ce blog. Non par désintérêt, disons que j’ai été pris par d’autres projets, dont le plus important a été l’assemblage d’un vélo de tourisme, cycle que je décrirai d’ailleurs plus loin dans cet article.
Le PH8S étant presque considéré, je déplacerai prochainement les articles sur un site plus général : espe-cycles.blogspot.com.
L’univers du cycle et sa mécanique me font tourner la tête. Il ne se passe pas un jour sans que je sois en ébullition, à la recherche de nouvelles informations, à modifier ma position de conduite, à découvrir de nouveaux centres d’intérêt.
Une de mes récentes découvertes concerne le bambou et plus précisément la fabrication de cycles en bambou. Je dis bien cycles, car ça ne se limite pas aux vélos et autres deux-roues. Tout est possible : remorques, tricycles couchés, tandems. Tout est possible, moyennant finance ou… savoir-faire.
Mes recherches sur la toile m’ont finalement fait atterrir sur l’excellent site www.bamboobicycle.org. Il est possible de suivre un séminaire de deux jours et repartir avec un cadre en bambou. Autre alternative, acheter un de leurs kits, accompagné d’une notice, d’un « blueprint » faisant office de « jig » jetable. Si ces termes vous paraissent barbares, visiez leur site, leurs explications (en anglais) seront plus claires que mes paraphrases.
Très bien mais, pour reprendre les propos de mon amis Nicolas et faire la liaison avec le sujet financier, disons tout simplement que c’est « le coup de bambou ». Probablement justifié, je suis mal placé pour juger.
Mon atelier (la mezzanine, au grand dam de certains), que je vois plutôt comme un laboratoire, un lieu d’expérimentation où naissent parfois d’éphémères « Frankenbikes ». Pour être plus clair, je dirai que je n’aime pas les vélos neufs, ces produits finis que, tôt ou tard, je démonterai, insatisfait des performances. Par ailleurs, et à moins de mettre la main au portefeuille, les configurations proposées par la plupart des grandes marques ne sont qu’un assemblage de composants bon marché vendu à des prix exorbitants.
Je ne snobe personne. Je ne roule ni en xtr, eagle ou di2. Le milieu de gamme (slx, xt tiagra, nx, etc.) me satisfait pleinement. Ici, je n’aborde que la question des périphériques qui, bien entendu, sont cruciaux. Que dire alors des roues et, plus encore, du cadre ?
Le cadre, parlons-en. Que ce soit celui du PH8S ou du Monaco, ces cadres procurent un confort de roulage inégalé, dû essentiellement à l’acier. L’acier est lourd, l’aluminium fragile –raison pour laquelle la section des tubes est disproportionnée par rapport à l’acier--, et le carbone ne fait pas partie de mon cahier des charges. Importer un cadre carbone de Chine non plus, au vu de l’empreinte écologique, sans jeu de mots.
Le bambou s’apparente au messie. Relativement léger, on peut le comparer à l’aluminium en termes de poids et sections. Bon marché, c’est une herbe à la croissance rapide, requérant peu d’entretien et qui, de surcroît, pousse aussi dans nos contrées européennes. Rigide et solide, ceux qui l’ont essayé disent qu’il procure un confort de filtration extraordinaire, comparable à l’acier ou au carbone pour les plus lotis.
Un beau produit fini, bien équipé, passera allègrement la barre des 5000 euros (il y a bien trois zéros, je confirme : cinq mille euros, au bas mot). Bien entendu, ce sont des machines magnifiques, incomparables, qui me laissent pantois et rêveur. Il est possible d’en trouver aux alentours des 2000 euros. J’aurai prochainement l’occasion de voir de quoi il s’agit et ne manquerai pas de rédiger un bref article à ce sujet.
Comme je l’ai dit, le confort de roulage des randonneuses Peugeot est exceptionnel, tout du moins à mon goût. Cependant, la transmission et les freins laissent à désirer. J’ai donc décidé d’élargir la portée de ce blog et d’y intégrer le bambou. Parce que toutes les géométries sont possibles, du gravel au vélo de ville en passant par l’enduro, le bambou sera, pour les mois et peut-être les années à venir, l’objet de mes expériences à deux roues.
Dans l’attente, les Peugeot continuent de me donner des sueurs froides, mais le bout du tunnel est proche. Une nouvelle chaine a été commandée pour le PH8S et le Monaco s’enorgueillira prochainement de roues Nexus, l’expérience 10 vitesses étant un fiasco (pas total, mais presque). Cela résoudra au passage le problème de freinage mais aussi celui de l’alimentation électrique, la dynamo étant intégrée au moyeu.
Apprendre, reconsidérer, envisager d’autres points de vue permettent de grandir. J’y ajoute une pincée d’éco-responsabilité. Aux fourneaux…
Je ne pourrais terminer cet article sans présenter mon dernier montage. Il s’agit d’un cadre Décathlon RR5.1 en aluminium, de 2005 ou 2006, décapé puis poli. La fourche d’origine, un mastodonte de plus de 2 kilos, a été avantageusement remplacée par une fourche rigide corrigée et équipée d’œillets. Bien sûr, l’ensemble est de fait nettement plus rigide et les sorties off-road déconseillées.
Equipé de poignées Ergon GP5 et d’un selle BrooksFlyer, l’engin est confortable. Les pneus CX Comp de 50 millimètres ne gâchent pas le plaisir, les garde-boues larges lui donnent un petit air café racer.
Côté transmission, un combiné dérailleur-shifter SLX, 10 vitesses, se voit couplé à un pédalier FSA Vero Pro Mono 40 dents et une cassette 11-36. Pour les fortes déclivités, peut-être aurai-je dû opter pour une cassette 11-40. Les freins sont issus de la série 4000 de chez Shimano, cependant les patins ont été remplacés par des modèles offrant une plus grande surface et donc des performances proches d’un freinage à disques.
Un chouïa trop petit pour moi, c’est Nicolas qui l’utilisera désormais…
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