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De l’utilité d’un 52-45…

Alors que j’écris cet article, j’en suis encore à me demander ce qui s’est passé dans la tête des concepteurs Peugeot. Sans doute ma maigre expérience en matière de cycles ne me permet pas de juger du choix qu’ils ont fait, mais la question continue de titiller mes neurones et, malgré des recherches assidues sur les différents forums de discussion, je ne comprends pas le choix du 52-45.


Couplé à une roue libre Maillard 14-25 et équipé de pneus 32-622 (la monte originale est en 28mm de large), les braquets sont redondants et n’offrent qu’un faible développement s’étalant de 8 à 4,04 mètres, comme en témoigne le graphique ci-dessous.



Les roues antédiluviennes acceptent une roue libre de 6 vitesses. L’achat d’une telle roue libre, couplé à l’acquisition d’une clé spécifique, m’ont décidé à franchir le pas de la modernité. Car oui ! sacrilège ! des roues modernes (Shimano RS100, sans les stickers kéké svp !) sont venues équiper ce cadre vintage. Qui plus est, une cassette 8 vitesses (11-32) et un dérailleur double, actionnés par des manettes SunRace SLM-96 au goût délicieusement vintage (index à droite, friction à gauche) viennent chapeauter l’ensemble. Et, pour obtenir le meilleur des Weinmann, un cintre « cornes de vache » et des leviers Dia Compe complètent le tout.


Que reste-t-il de cette randonneuse Peugeot, me dira-t-on ? L’essence, répondrai-je. Car pour un vélo qui roulera de longues distances, dans toutes les conditions, je préfère me sentir rassuré.

Le cœur allégé de ces considérations, plus rien ne m’arrête et je décide d’équiper la belle d’un porte-bagages Tubus et de garde-boues Stronglight en aluminium. La belle elle aussi s’en sentira allégée. Et quitte à continuer, en avant pour les éclairages USB.


Mais revenons à nos moutons, à ce pédalier 52-45. Il fera place à un 50-34 qui, comme le montre ce second graphique, permet d’obtenir des braquets bien plus linéaires et, à mon sens, une expérience de roulage bien plus agréable, les développements s’étalant cette fois de 7,7 à 3,05 mètres.

 



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La semaine passée, j’ai eu la chance de pouvoir acquérir un objet convoité de longue date : une randonneuse Peugeot du début des années ‘80. Cette randonneuse Peugeot PH8S de 1983 semble être entièrement d’origine, sauf les pneus, des savonnettes en nylon que je ne risquerai pas d’emmener sur une chaussée humide. À noter les réflecteurs d’époque, surdimensionnés comme le sont potences, cintres et autres fat bikes contemporains. Dérailleurs et leviers « suicide » Simplex, potence Atax, leviers de freins et étriers Weinmann et même les câbles et la guidoline paraissent être d’origine... Bien entendu, l’ensemble nécessite un dégraissage en profondeur, les roues Super Champion méritent -outre de nouveaux pneus dignes de ce nom- un polissage détaillé et je tâcherai de nettoyer la roue libre et graisser les moyeux Maillard. À suivre...