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Obsolescence programmée


Les vélos modernes ont bien évolué depuis ceux de nos aïeux : freins à disques hydrauliques, transmissions mono-plateaux 10, 11 et 12 vitesses sont choses communes pour les milieux de gamme actuels. Sans parler de la vague -ou devrais-je dire raz-de-marée- des vélos à assistance électrique, eux-mêmes en constante évolution.

Dans cette course technologique, où un poids contenu et des tubes de forte section font bonne figure, les composants jouent un rôle majeur. Car en effet, si le noble acier a du céder la place à l’aluminium et au carbone, les composants ont eux vécu de véritables révolutions : transmissions continues (NuVinci), dérailleurs motorisés, etc. Une question se pose : quelle sera leur durée de vie. Et cette interrogation en sous-entend une autre : est-ce réparable ?

Je ne juge point, j’utilise moi-même des vélos modernes. Je vis avec mon temps... Mais ce petit préambule me permet de faire la transition vers le récent nettoyage-démontage-nettoyage-polissage-remontage des étriers de frein du Peugeot Monaco.

Faits pour durer, petit clin d’œil au blog de mon ami
« effondriste » dont je ne saurais que trop vivement vous recommander la lecture : https://unhomme-unetransition.blogspot.com/.
Cet étrier Weinmann type 730 de 1986 se démonte intégralement. Chaque pièce peut ainsi être nettoyée, graissée au besoin ou simplement remplacée en cas de casse ou d’usure. Je ne suis pas convaincu qu’il en sera de même dans 30 ans d’un étrier hydraulique de gamme intermédiaire.



Aucune soudure, aucun rivet. Toutes les parties mobiles peuvent être démontées.



En moins de deux heures, la paire d’étriers a ainsi été démontée, nettoyée en profondeur, polie et remontée. Il m’est arrivé de passer plus de temps à régler des freins à disque hydrauliques...

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Une randonneuse

La semaine passée, j’ai eu la chance de pouvoir acquérir un objet convoité de longue date : une randonneuse Peugeot du début des années ‘80. Cette randonneuse Peugeot PH8S de 1983 semble être entièrement d’origine, sauf les pneus, des savonnettes en nylon que je ne risquerai pas d’emmener sur une chaussée humide. À noter les réflecteurs d’époque, surdimensionnés comme le sont potences, cintres et autres fat bikes contemporains. Dérailleurs et leviers « suicide » Simplex, potence Atax, leviers de freins et étriers Weinmann et même les câbles et la guidoline paraissent être d’origine... Bien entendu, l’ensemble nécessite un dégraissage en profondeur, les roues Super Champion méritent -outre de nouveaux pneus dignes de ce nom- un polissage détaillé et je tâcherai de nettoyer la roue libre et graisser les moyeux Maillard. À suivre...