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Des surprises, bonnes et mauvaises



Toutes ces pièces signifient bien entendu que le démontage est terminé. Je dirais même plus, la plupart d’entre elles ont déjà pris leur bain... Ça y est, ma jolie randonneuse est entièrement nue, ou presque. En effet, par pudeur, je n’ai pas démonté les cuvettes de direction. Par crainte de la griffer, j’ai laissé une des cuvettes du boîtier de pédalier qui faisait de la résistance.

Le dégraissage de la belle à eu raison de mes mains, maintenant aussi rugueuses que du papier de verre.

Pour commencer, la mauvaise surprise : le collier du dérailleur avant est cassé, un grand classique à en lire la littérature sur le sujet. J’ai cependant de la chance : en ajustant au plus près une petite patte métallique, juste derrière l’écrou de serrage, il remplira son office. Tant mieux, je n’ai ni envie de le remplacer par une pièce moderne, ni les finances pour acheter une pièce « vintage » qui, de toute manière, risque tôt ou tard de subir le même sort.

Au rayon des bonnes nouvelles : les billes ! Les billes des roulements de direction, mais aussi celles du boîtier de pédalier, sont montées dans des cages. Quel plaisir de ne pas avoir à s’inquiéter de savoir si je les ai toutes récupérées ou, pire encore, passer là soirée à quatre pattes, une lampe torche à la main, à visiter chaque recoin et dessous de meuble (sans compter le panier du chien, qui est un voleur -le chien, pas le panier-).




D’autres pièces font aussi de la résistance : le garde-boue arrière qui, en plus d’être affublé d’un catadioptre  géant (un peu comme ceux des camions Daf des années ‘70), avait reçu une magnifique bande autocollante, certainement pour accroître la visibilité.



En parlant de visibilité, une minute de silence pour les éclairages : le temps a eu raison du Bakélite, qui a fini par s’effriter. Je prends ça avec philosophie, me disant que les ampoules à filament auraient fini par claquer. L’ensemble feu avant - feu arrière sera donc remplacé par des éléments modernes, pour être vu et pour voir (option non disponible à l’époque, à moins de rouler en camion Daf).

Daf. J’y reviendrai plus tard...

Voici donc la belle, dans sa robe blanche.









En bonus, quelques photos avant-après. La petite clé de l’antivol est risible, certes, mais ce dernier sera tout de même remonté... « vintage », quand tu nous tiens !









Super bonus : le voleur de billes.




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Une randonneuse

La semaine passée, j’ai eu la chance de pouvoir acquérir un objet convoité de longue date : une randonneuse Peugeot du début des années ‘80. Cette randonneuse Peugeot PH8S de 1983 semble être entièrement d’origine, sauf les pneus, des savonnettes en nylon que je ne risquerai pas d’emmener sur une chaussée humide. À noter les réflecteurs d’époque, surdimensionnés comme le sont potences, cintres et autres fat bikes contemporains. Dérailleurs et leviers « suicide » Simplex, potence Atax, leviers de freins et étriers Weinmann et même les câbles et la guidoline paraissent être d’origine... Bien entendu, l’ensemble nécessite un dégraissage en profondeur, les roues Super Champion méritent -outre de nouveaux pneus dignes de ce nom- un polissage détaillé et je tâcherai de nettoyer la roue libre et graisser les moyeux Maillard. À suivre...